Créée au pastel sec sur un format monumental (100x70 cm),
durant plus de 100 heures, Kalyma est la cinquième œuvre de ma collection
« Âmes du Monde ».
KALYMA — L’âme qui marche avec le feu.
Dans les terres brûlées où la roche s’ouvre comme une cicatrice ancienne, une femme avance. Elle ne se montre pas : elle se révèle — comme une flamme qui prend vie
Son nom est Kalyma.
La chaleur danse autour d’elle, le canyon respire derrière elle, et le feu éclaire son corps d’une lumière brute. Ses yeux portent deux braises calmes, profondes, celles de quelqu’un qui a traversé l’épreuve et en a fait une force. Ses tatouages racontent ce que les mots ne peuvent pas dire :des chemins, des initiations, des victoires silencieuses.
Chaque symbole est une trace de ce qu’elle a choisi de devenir. Entre elle et le feu, un équilibre se crée :la force et la douceur, l’instinct et la sagesse, la terre et la lumière.
Kalyma n’est pas une guerrière. Elle est ce moment où l’on comprend que le feu ne détruit pas toujours :il révèle, il forge, il transforme. En la regardant, le monde ralentit. Une vérité surgit : on ne traverse pas la vie sans brûler quelque chose derrière soi — une peur, un doute, une ancienne version de nous-même.
Kalyma incarne cette mue intérieure. Elle marche dans les flammes non pour défier, mais pour se rappeler qu’elle peut les traverser. Et si elle nous fascine, ce n’est pas pour son mystère. C’est pour ce qu’elle réveille : la force primitive d’avancer, même quand tout brûle. La certitude qu’au fond du canyon, une version plus vraie de nous-même nous attend
Kalyma n’est pas une œuvre. Elle est un passage —une invitation à renaître, rouge, vibrante, vivante.